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45e Enduropale du Touquet : 3 jours en immersion

Vendredi 31 janvier:

Il est près de 12h45, nous sommes enfin sur l’autoroute direction Berck-sur-Mer dans un premier temps.
7h plus tard, nous retrouvons nos amis du Médoc dans un chaleureux restaurant. Au menu: un Welsh presque pour tout le monde (du cheddar fondu dans la bière, avec un tranche de jambon et un oeuf: un plat bien protéiné!). Après une belle soirée, nous prenons enfin nos quartiers dans un petit appartement pour les 3 prochains jours, nous sommes 5, c’est spartiates, mais cela suffira.

Samedi 1er février:

Les garçons sont partis assez tôt ce matin pour passer les motos aux contrôles puis les mettre en parc. De mon côté, je retrouve la “Team Médoc” pour un peu de tourisme: direction le phare de Berck plage pour admirer les phoques! Nous sommes un peu éloignés, mais pouvons tout de même les voir faire la sieste. Le tumulte des plages estivales semblent bien loin, voire inexistant, quelle quiétude! Le temps est gris, ma foi, nous sommes dans le ch’nord! Mais cet air marin et ce calme me remplissent de sérénité.

La fin de matinée approche et nous nous pressons pour revenir au Touquet-Paris-Plage, nous sommes quand là pour cela. Nous arrivons tout juste pour le défilé des quads. De quoi mettre tout le monde dans l’ambiance de ce 45e enduropale! Il y a du bruit entre les moteurs et la foule, l’humeur est festive, mais l’on sent bien cette atmosphère typique des jours de course: les pilotes profitent de ce “bain de foule”, tout en étant déjà loin de nous, ils sont dans leur course, concentrés.

Au pas de course, nous filons vers la plage afin de ne pas manquer le départ. La foule est présente, il nous est difficile de tout voir, nous regardons tantôt la course sur nos portables, tantôt sur le sable (étant petite, je me suis fait un petit tas de sable pour gagner quelques centimètres). 
Nos estomacs nous rappelent à l’ordre, il est presque 13h30 et nous n’avons rien avalé… direction le centre ville pour grignoter un bout. Nous nous arrêterons dans un petit restaurant fort sympathique: déco 100% enduropale – des photos de pilotes et des petites motos qui pendent- Au menu? un burger au maroilles ! Autant profiter des spécialités locales (on verra plus tard pour le sport!)

La suite? Nous repartons vers les stands et boutiques officielles des constructeurs motos, nous retrouvons ENFIN (!) les garçons qui ont pu mettre la tonnelle dans le parc ravitos après des heures d’attente.
Je quitterai la “Team Médoc” pour profiter un peu de mon pilote et de l’ambiance du Touquet en amoureux… Petit tour en ville (que de merveilles architecturales!) et détour par le parc où pas moins de 1257 motos attendront leur pilote le lendemain.

La journée se conclura par un petit repas dans notre appartement. Nous retrouverons rapidement nos lits: une grosse journée nous attend le lendemain…

Dimanche 2 février:

D – Day! Il est 6h et tout le monde est déjà sur le pont. 7h30, nous sommes en route pour le Touquet. Le temps est pluvieux, la nuit bien présente et l’atmosphère est tendue: la course a commencé dans toutes les têtes: tout doit être prêt, rien ne doit manquer une fois que la course sera lancée.

Il est un peu plus de 8h lorsque nous commençons nos allées et venues entre le parc de ravitaillement et le camion. Tout le monde fait de même autour de nous, les pilotes et leurs assistants, courent, poussent des chariotes, des poubelles (on prend ce que l’on a), des chariots et autres diables. 

La pluie semble vouloir se calmer un peu… il est déjà 9h et je profite d’un moment de calme pour me promener au bord de la piste. La mer est en train de se retirer doucement, le vent souffle fort, mais c’est tout de même le calme plat avant la tempête qui s’annonce.

Retour sous la tonnelle où les discussions vont bon train. Nous entendons le speaker qui entame le décompte, plus qu’une heure  et demie, plus q’une heure, plus que… les pilotes vont arriver sous peu pour se mettre sur la grille de départ, nous sommes en retard, il nous faut foncer à l’entrer de la plage pour voir les pilotes (et nos pilotes) passer, il y a bien évidemment un monde fou! Je parviens à me faufiler entre les spectateurs et décide de m’accroupir –quitte à être petite, autant l’être complètement

Nous fonçons ensuite sur le bord de la piste dans le parc ravitos. La foule est présente en masse, il nous sera impossible de voir le départ. Nous verrons le premier tour des tops pilotes, ils roulent vraiment fort! Les passionnés arrivent peu à peu… C’est parti pour 3h de course, 3h d’enfer dans ce sable mou. Les premières chutes ne tardent pas, on se double, on se percute, on tombe, on se relève… on se bat pour garder la meilleure place possible et aller au bout de cette endurance.

La course bat son plein, nous n’avons pas vraiment le temps de profiter, il nous faut être prêt à ravitailler! 45 minutes à peine et notre 1er pilote arrive: essence, nettoyage sommaire, graissage de la chaîne, alimentation du pilote, changement des accessoires… tout va très vite! 

Je profite de quelques moments de calme entre nos 2 pilotes pour  retourner au bord de la piste et prendre quelques clichés, puis retourne rapidement dans les ravitos où je ferai le plus gros de mon reportage photo.
Où en sont nos pilotes? Le réseau est saturé, le classement difficile à trouver, mais les bonnes nouvelles nous parviennent quand même, nos 3 pilotes sont assez bien classés et surtout, les motos résistent au assaut de ces vagues de sable.
Les 3 heures de course arrivent bientôt à leur terme, Milko Potisek passe la ligne d’arrivée en grand champion! Nos pilotes arriverons les uns après les autres dans la demi-heure qui suivra. Tout le monde est heureux et soulagé d’en avoir terminé. L’objectif est atteint: aucune casse tant pour nos pilotes que pour les motos.
La suite? Il nous faut tout démonter puis tout ranger dans le camion. Pour finir cette belle journée: une bière bien méritée avec tous les membres du Team Saint-Yorre Motos présents.
Nous regagnons ensuite notre appartement, pour un dernier dîner dans le Nord-Pas-de-Calais… après cette énorme journée, nous nous effondrons dans un sommeil profond.

Lundi 3 février:

10h: il nous faut à présent regagner notre belle Auvergne… en avant pour 7h de trajet!

EPILOGUE:

Une course exceptionnelle qui mérite d’être vue au moins une fois dans sa vie. Une très grosse ambiance. Une course où se mêlent professionnels et amateurs passionnés. La fête du sport, ce sport qui rassemble, qui unit! 

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