Portrait de couple en golden hour, photographe mariage Puy-de-Dôme
RÉCIT DE MARIAGE

Mariage à Pont-du-Château : Elise & Kévin, une journée peinte de lumière

Récit d’un mariage à la mairie de Pont-du-Château et à l’église Sainte-Martine, par Lucile Duvert Photographe, basée en Auvergne, dans le Puy-de-Dôme.

 

Histoire d’un couple retrouvé après trois ans, d’une robe enfilée dans les rires, et d’une journée qui s’est refermée à la tombée du jour, baignée d’une lumière dorée qu’on n’oublie pas de sitôt.

Notre histoire

J’ai rencontré Elise et Kévin en 2023, lors d’une séance couple. Un petit couple tellement adorable, sincère et profondément amoureux.

Le 25 août 2025, je recevais un message d’Elise qui m’annonçait son mariage, et me disait qu’ils souhaitaient m’avoir comme photographe. Nous avons échangé sur leur projet, sur leurs envies, et tout s’est aligné.

La séance engagement, des retrouvailles suspendues dans le temps

Nous nous sommes retrouvés quelques semaines plus tard, le 16 septembre, à Vichy, pour leur séance engagement. Nous avons débuté aux Célestins, puis poursuivi dans les parcs.

Des retrouvailles heureuses et fluides, comme si le temps s’était mis en pause pendant trois ans. Leur amour et leur complicité avaient grandi : une séance engagement attendrissante.

Nous avons conclu ce beau moment autour d’un rafraîchissement, l’occasion d’échanger sur le mariage à venir. La trame de leur journée se précisait déjà. Mon photoreportage de mariage commençait alors, pour de bon.

Au fil des semaines qui ont suivi, nous avons continué à échanger sur l’avancée des préparatifs. Je rassurais mes futurs mariés quand cela était nécessaire.

La séance boudoir

Au mois de mars, j’ai retrouvé Elise pour sa séance boudoir future mariée. Elle fut la première à m’accorder sa confiance pour ce type de séance, et je lui en suis profondément reconnaissante. Cette approche élégante, feutrée et romantique est celle que je développe dans mes séances boudoir.

Et puis, les semaines ont défilé à toute allure, jusqu’au 13 juin.

Séance boudoir future mariée – jeune femme en lingerie allongée sur un canapé, tenant un bouquet champêtre dans la main, baignée dans une lumière douce et laiteuse. Photo intimiste. Château de Codignat

Le jour J, chez sa maman

J’ai retrouvé Elise, ses témoins et sa maman, chez cette dernière. Annabeth MUA était déjà en train de mettre en beauté sa maman, avant de poursuivre avec Elise, qui est devenue, sous ses pinceaux et ses épingles à cheveux, encore plus lumineuse.

De l’intimité, de la complicité avec ses témoins, et des rires, notamment lorsque la bouteille de champomy a refusé de s’ouvrir, jusqu’à ce que Mathias, le vidéaste, en vienne à bout.

Une fois la bouteille dégustée, il fallait replonger dans les préparatifs. Elise a enfilé sa robe de mariée sous le regard ébahi de ses témoins, de ses demoiselles d’honneur et de sa maman, particulièrement émue. Nous n’avons pas eu le temps de savourer pleinement ce moment avec Mathias : il fallait déjà repartir retrouver Kévin, qui allait à son tour se préparer.

Chez Kévin, une ambiance bon enfant

Nous nous sommes rendus auprès de Kévin, entouré de ses témoins, dans une ambiance très détendue, bon enfant. Installés sur la terrasse, ses amis de toujours (ceux-là mêmes qui allaient être témoins de son union ce jour-là) l’ont aidé à enfiler costume, veste et chaussures, jusqu’au moindre détail.

Il faisait très chaud ce jour-là, il fallait donc se rafraîchir. Kévin est allé chercher une excellente bouteille de champagne (les garçons étaient visiblement un peu mieux lotis que les filles) et l’a débouchée dans le jardin. Le bouchon est parti très loin, quelques gouttes de champagne ont échappé à tout le monde. Un moment de rire, mais aussi un peu de tension : il ne fallait surtout pas tacher le costume à quelques minutes du mariage.

Puis, avec Mathias, nous sommes partis en direction de la mairie de Pont-du-Château, où le mariage allait enfin avoir lieu.

La mairie, un cadre digne d’un château

La mairie de Pont-du-Château n’a rien d’une mairie ordinaire. Et pour cause : c’est un véritable château du 17e siècle qui abrite les services municipaux. L’escalier en fer à cheval qui orne la façade, taillé dans la pierre de Volvic, évoque immédiatement celui du château de Fontainebleau. La salle où les mariés ont dit « oui » n’est autre que l’ancien salon de compagnie, redécoré au 18e siècle dans un esprit néoclassique : boiseries, cheminée de marbre, parquet façon Versailles. Difficile d’imaginer plus bel écrin.

Nous nous sommes rendus à la mairie de Pont-du-Château, où les invités commençaient à arriver. J’ai poursuivi mon reportage en figeant les retrouvailles des amis, des proches, de la famille.

Puis Kévin est arrivé. Il a attendu Elise, qui est arrivée quelques minutes plus tard. Ce fut un instant rempli de joie, d’émotion et de tendresse, à leur image : les invités sont restés spectateurs, silencieux, de ce moment suspendu, hors du temps.

Puis chacun est entré dans la mairie : les témoins, les invités, puis le marié, qui a attendu Elise. Elise est entrée au bras de son frère.

Le maire avait préparé un discours personnalisé pour la cérémonie, très apprécié de tous. Il n’a d’ailleurs pas manqué de préciser qu’il s’était entraîné à prononcer le nom de famille d’Elise, pas si simple à prononcer. L’assistance était hilare.

Puis est venu le moment solennel des consentements. Et voilà nos deux jeunes tourtereaux enfin mariés.

La cérémonie s’est terminée tranquillement. Chacun est sorti, s’est rafraîchi, car il faisait très chaud ce jour-là. Nous nous sommes ensuite rendus sur l’une des terrasses de la mairie pour réaliser les photos de groupe. Le timing nous a permis de faire l’intégralité de ces photos avant même la cérémonie religieuse, pour qu’ils puissent pleinement profiter de leur mariage.

L’église, mille ans d’histoire pour un « oui »

À quelques pas de là, l’église Sainte-Martine complète ce décor d’exception. Bâtie aux 12e et 13e siècles sur une ancienne butte fortifiée, elle mêle la pierre romane et la pierre gothique de Volvic. Sa nef est voûtée d’ogives, et son abside en demi-cercle est entourée de chapelles. Classée monument historique depuis plus d’un siècle, elle a conservé des polychromies médiévales restaurées avec soin. Un lieu chargé d’histoire, où la lumière qui traverse les vitraux donne à chaque instant une gravité douce, parfaite pour ce genre de cérémonie.

La cérémonie

Les mariés sont arrivés tous les deux, main dans la main, dans une ambiance très détendue, et ont pris place tranquillement. La cérémonie a commencé dans un calme solennel, dans une douceur infinie, baignée d’une lumière particulièrement douce et vaporeuse. J’ai toujours beaucoup de plaisir à venir dans cette belle église. Quelques larmes se sont échappées. Naturellement, les miennes aussi.

L’échange des alliances s’est fait entre rires et larmes, le petit neveu de la mariée ayant manqué de trébucher, pour le plus grand amusement de tous. Ce fut une très belle cérémonie, empreinte de recueillement, de solennité, et d’amour.

J’en ai profité pour circuler parmi les convives, pour figer des instants plus légers, d’autres plus solennels. Des éclats de rire, des regards échangés, des moments câlins avec les enfants, avec les parents. Puis est venu un moment musical, particulièrement solennel.

La cérémonie s’est conclue dans la liesse, la joie et l’amour. Petite anecdote : j’ai couru jusqu’au balcon pour réaliser une photo depuis le haut, avant de redescendre en quelques secondes à peine pour ne pas manquer la sortie des mariés. Et nous voilà sur le parvis, à guetter les jeunes mariés sortant de l’église sous le tintement de clochettes.

Nous avons ensuite réalisé quelques photos de groupe à l’arrière de l’église, dans une lumière toujours aussi enveloppante et douce, à l’ombre et à l’abri de la chaleur.

Le vin d’honneur, la joie sans filtre

Direction ensuite la salle des fêtes de Saint-Jean-d’Heurs, où le vin d’honneur allait être lancé. Un moment chaleureux et familial, où chacun a pu savourer les retrouvailles, entre proches et amis.

J’en ai profité pour figer ces instants en famille, réaliser quelques photos de couple, et faire du reportage pur en allant chercher les interactions entre les convives. Ainsi, les mariés gardent des souvenirs de ce qui s’est passé en dehors de leur regard.

Elise a ensuite jeté son bouquet, attrapé avec vigueur et joie par l’une de ses amies, dans un éclat de rire général.

Le vin d’honneur s’est ensuite poursuivi tranquillement, pendant que le soleil commençait doucement à décroître dans le ciel.

La golden hour, l’instant peint de lumière

C’était le moment pour moi d’aller chercher Elise et Kévin pour réaliser leur photo de couple. La lumière commençait à devenir dorée, romantique, et nous avons réalisé une séance tout en douceur, presque picturale, dans cette lumière que j’aime tant. Le voile traversé par le soleil, les silhouettes qui se découpent dans une lumière chaude, les baisers en contre-jour où les flares viennent presque signer l’image. Un noir et blanc sous le voile, aussi, pour ralentir encore un peu le temps.

Un instant de calme, de repos pour les jeunes mariés, qui commençaient à fatiguer après l’intensité de la journée. C’est un instant que j’aime offrir à mes couples, parce qu’il leur permet de vraiment se reposer, de se reconnecter l’un à l’autre, de profiter ensemble. Même si mes mariés sont toujours heureux de passer du temps avec leurs convives, je trouve important qu’ils se retrouvent un instant, tous les deux. Puis ils sont retournés profiter de leurs invités.

C’est exactement ce que je cherche à raconter à travers mon travail : pas seulement documenter un jour, mais peindre par la lumière ce qui s’y est vraiment joué. Une journée qui a son propre rythme, ses silences, ses éclats, et qui se termine toujours trop vite.

Le repas et la soirée

Doucement, les invités se sont dirigés vers la salle et ont pris place. Les mariés, ainsi que les demoiselles d’honneur et les témoins, ont lancé les festivités en entrant dans la salle, dans une ambiance survoltée.

Le repas s’est déroulé dans la bonne humeur. Puis est venu le moment de l’ouverture du bal avec Elise et Kévin : encore une fois, beaucoup de connexion, de douceur, d’amour entre eux deux.

Le gâteau des mariés a ensuite été servi. Une deuxième surprise attendait les invités : une seconde first dance, cette fois entre Elise et son papa. Un moment à la fois très doux et très survolté. La chorégraphie s’est jouée en deux temps : une valse d’abord, puis une fin plus moderne, où Elise a été rejointe par ses demoiselles d’honneur, puis par Kévin et ses témoins.

La soirée pouvait alors vraiment commencer. Elle s’est achevée tard dans la nuit, avec les invités sur la piste.

Une histoire, pas seulement des photos

Le mariage d’Elise et Kévin est de ceux qui me rappellent pourquoi j’ai choisi ce métier. Pas pour aligner de belles images, mais pour révéler ce qui se passe vraiment entre deux personnes, une famille, une journée. Vivre pleinement ces instants qui font un mariage, en étant profondément reconnaissante envers la vie, parce qu’Elise et Kévin sont devenus, avec les années, des amis.

Vous préparez votre mariage en Auvergne et vous vous reconnaissez dans cette approche ? Je serais ravie d’échanger avec vous sur votre projet.

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Lucile Duvert · Photographe